Petite réflexion sur les problèmes d'aujourd'hui...

 

 

Nous constatons que la Société dans laquelle nous vivons ne nous apporte pas le bonheur que nous recherchons tous, dans toutes nos actions, mais que, malgré bien des apparences de félicité, beaucoup de personnes ne parviennent pas à atteindre le bonheur et font face à de multiples problèmes : suicides, violences, meurtres, avortements, rejets, vols, insultes, mépris, manipulations, pornographie, homosexualité,... la liste est longue !

 

Pourquoi ?

 

Le problème est vaste et profond ! Cette petite réflexion, très imparfaite, dans son contenu et dans sa forme, ne prétend pas vouloir être exhaustive sur le pourquoi de tant de problèmes aujourd'hui, mais veut mettre en évidence ce qui nous semble être à l'origine de tant de drames humains. 

 

 

Notre Société est principalement axée sur le comment vivre et a oublié le pourquoi vivre. Or, le bien commun doit, certes, se préoccuper du comment vivre, mais aussi du pourquoi vivre, afin de garantir un idéal, une finalité suprême qui unisse tous les individus qu'elle rassemble en son sein et qui puisse leur permettre d'atteindre le bonheur et de le posséder durablement. En effet, nous constatons que, en Occident, une grande majorité de personnes a tout ce qu’il faut matériellement pour vivre bien et ne l'est pourtant pas. Nombreuses sont les personnes qui font de la dépression et qui, pourtant, vivent dans de vrais palais !

 

Notre Société repose sur quelques grands principes, semences d'anarchie, tels que :

 

· Le consumérisme : Il faut en profiter maintenant et le plus

possible ! Je choisis, je me sers et je laisse tomber !

 

· L’individualisme : Chacun pour soi !

 

· Le relativisme : Il n’y a plus de vérité ! C’est moi qui décide !

 

· Le pluralisme : Il y a des vérités, je choisis ce qui me plait !

 

· L’utilitarisme : J’ai besoin de toi je te trouve ; je n’ai plus besoin de toi je t’oublie !

 

· Le matérialisme : Avoir c’est être, le bonheur est dans la possession matérielle ; je ne crois qu’à ce que je vois !

 

· La performance : Réussir à tout prix !

 

Cloîtré dans les murs de ses propres réalisations, l’homme d’aujourd’hui vit comme replié sur lui-même : je fais ce que je veux, quand je veux, où je veux et comme je veux ! Il n’y a plus d’autre référence morale que le "Moi-je". C'est le début de l'anarchie.

 

 Privé de toute référence à un au-delà de la matérialité de sa vie, à quelque chose qui le dépasse, à une référence objective, il ne sait plus (et parfois il ne veut plus) faire des efforts sur lui-même qui lui permettraient d'accomplir ce qu'il est, ce pourquoi il est fait et d'atteindre ainsi sa propre perfection humaine, en s’imposant, par exemple, des renoncements qui lui permettraient d’atteindre un bien, plus grand que la seule satisfaction de son égo.

 

Se croyant être la source et la fin de sa propre existence, se pensant tout-puissant, son propre dieu, étant soi-même l’objet de ses préoccupations, il se renferme sur lui-même, évacuant de sa vie tout ce qui pourrait le remettre en question et lui ouvrir l'esprit sur le véritable sens de sa vie, sur ce qu'il est, sa nature et son identité, et ce pour quoi il est. Privé d'une référence objective à laquelle il peut se fier et grâce à laquelle il peut se corriger, il devient comme prisonnier de lui-même, de ses pulsions, de ses passions.

 

Liège. Au centre: l'université. A droite: le quartier des vitrines: prostitution, drogues,...

 

 

Il s’est posé comme étant le principe et la fin de sa propre existence : l’homme se veut être dieu et renie le fait qu'il reçoit sa vie d'un autre, qu'il ne se la donne pas à lui-même. Il renie son état de créature. C'est le Péché Originel, qui, comme une maladie héréditaire de l'âme, s'est transmis à toute l'humanité ! Tout part de l’homme et tout y retourne. L’éthique devient relative à ce que l’homme définit en fonction de lui-même : L’homme est la mesure de toute chose ! disait Protagoras.

 

Toutes les valeurs humaines qu’il avait reçues de ses pères sont remises en question, souvent rejetées pour être remplacées par des « valeurs » qui ne sont en fait rien d’autres que des règles de conduites pour satisfaire son égo, au mépris du bien commun, évidemment, et de la Vérité ! La notion même de vérité est rejetée au profit d’une notion plus subjective, égoïste et pragmatique... tout est remis en question !

 

L'amour même est fragilisé et, bien souvent, il est synonyme d'accaparement, de possession : j'aime l'autre pour moi, pour ce qu'il m'apporte, mais il n'y a plus de don de soi : j'aime l'autre pour lui-même. Nous trouvons là une des raisons principales pour laquelle tant de couples se séparent, tant d'enfants se retrouvent malgré eux ballotés chez l'un puis chez l'autre, sans plus d'environnement stable, de repères, de valeurs, d'éducation, engendrant ainsi beaucoup de solitude, de rancunes, de violences, de suicides, de dépressions,...

 

 

Chaque fois que la liberté, voulant s'émanciper de toute tradition et de toute autorité, se ferme elle-même aux évidences premières d'une vérité objective et commune, fondement de la vie personnelle et sociale, la personne finit par prendre pour unique et indiscutable critère de ses propres choix, non plus la vérité sur le bien et le mal, mais seulement son opinion subjective et changeante ou même ses intérêts égoïstes et ses caprices...

Avec cette conception de la liberté, la vie en société est profondément altérée. Si l'accomplissement du "Moi" est compris en termes d'autonomie absolue, on arrive inévitablement à la négation de l'autre, ressenti comme un ennemi dont il faut se défendre. La société devient  un ensemble d'individus placés les uns à coté des autres, mais sans liens réciproques : chacun veut s'affirmer indépendamment de l'autre, ou plutôt veut faire prévaloir ses propres intérêts... Ainsi disparaît toute référence à des valeurs communes et à une vérité absolue pour tous.

(Jean-Paul II, Evangelium Vitae, n° 20)

L'homme n'est alors considéré qu'en fonction de son utilité, de ce qu'il peut rapporter, produire,... Et s'il ne m'intéresse plus, alors je peux m'en débarrasser !!

 

Noyé dans ce relativisme, moral, philosophique et spirituel, sans plus aucun autre repère que soi-même, l’homme d’Occident assume une existence sans but bien défini, ne sachant pas d’où il vient, qui il est, ce qu’il est et ce pourquoi il est. Il vit dans une sorte de brouillard existentiel qui ne lui permet plus d’avoir une claire vision de lui-même, des autres et de son environnement.

 

Enfermé dans ces ténèbres, l’homme d’aujourd’hui se contente de plaisirs éphémères qui ne comblent pas son profond désir de béatitude et noie sa mélancolie dans des compensations destructrices comme, l’alcool, la drogue, l’imagination (la mythomanie, les rêves,... encouragés par la télévision), la débauche, le tabac... Plus que jamais, il se ment à lui-même et aux autres. On accumule les plaisirs mais on n'atteint pas le bonheur !

 

Comment éviter alors les terribles conséquences citées au début ? Sur quelles bases fonder une existence saine, heureuse, juste, en harmonie avec les autres ? Qui peut nous conduire au bonheur, à cet accomplissement parfait et durable de notre nature humaine ? Quel modèle, quel exemple, devons nous suivre pour cheminer vers ce but suprême et universel ? Qui peut nous éclairer sur notre identité, nous dire ce que nous sommes et restaurer en nous ce que nous sommes ?

 

Quel sera l'avenir de ces jeunes ?

 

 

Notre nature humaine, par le péché originel, a été blessée et il nous est devenu impossible de parvenir, par nous-mêmes, à cet état de perfection qui nous fait atteindre le bonheur. Seule l’intervention du Créateur pouvait restaurer en nous l’état initial de perfection humaine que l’humanité possédait en Adam et Eve avant leur chute.

 

Cette restauration de l’humanité s’est effectuée par l’Incarnation et la Rédemption accomplies dans et par le Christ Jésus, vrai Dieu et vrai homme. Il restaure l’état initial de l’humanité en assumant pleinement en Lui notre nature humaine, par Son mystère de l’Incarnation, à l’exception du péché. Confronté à la tentation, il ne pèche pas mais demeure uni à Dieu le Père dans une relation toute filiale d’amour, d’obéissance et de don de Lui-même, réparant ainsi la peur, la désobéissance et la suffisance de nos premiers parents. Soumis à la mort, Il ressuscite, nous ouvrant ainsi la vie éternelle. En conséquence, tous ceux qui s’uniront à Lui, grâce au don de l'Esprit-Saint, seront restaurés et partageront Sa Résurrection.

 

Ce que nous ne pouvions faire par nous-mêmes, rétablir notre alliance avec notre Créateur, restaurer notre nature et détruire la mort, parce que nous ne sommes que de faibles créatures, le Christ l'a fait. Jésus, parce qu’Il est à la fois vrai Dieu et vrai homme, a pu réparer la faute originelle par Son sacrifice expiatoire au Calvaire et par Sa Résurrection, restaurer l’Alliance avec Dieu et, par le don aux hommes de l’Esprit qui L’animait, permettre à l’humanité de tous les lieux et de tous les temps, docile à cet Esprit, de s’unir à Lui, de sorte que le Christ puisse revivre en eux Sa propre vie et perpétuer ainsi, à l’intime de toute l’humanité, et cela à travers les siècles, Sa mission de Rédemption.

 

Ainsi donc, c’est sous la mouvance de l’Esprit-Saint que Jésus peut restaurer en nous la nature humaine originelle et nous conduire à la vie éternelle. Dieu est la source du bonheur et ce bonheur n’est accessible que dans une profonde relation filiale avec Lui.

 

Ce qui fait dire au livre de Thomas A. Kempis, l’Imitation de Jésus Christ : C’est Moi qui dois être ta fin dernière, si véritablement tu désires être heureux. Il faut dans ce but te libérer de tes affections, trop souvent tournées vers toi-même et vers les hommes ; car si tu te recherches en quoi que ce soit, ta vie intérieure ne deviendra jamais fertile. Rapporte donc tout à Moi, puisque c’est Moi qui t’ai pourvu en tout. Et toute chose doit remonter à Moi comme à son origine.

(Affections signifie, ici, notre suffisance, notre orgueil, nos passions nos désirs, nos pulsions.)

 

Voici que Dieu Se fait homme, voici que l’Amour Se dévoile et Se laisse aborder, toucher, contempler et, bien plus encore, absorber par l’humanité errante !

Et le Verbe S’est fait chair et Il a habité parmi nous, plein de grâce et de vérité.

Jn 1,14

 

Voici que, par pure bonté, Il nous rachète, nous illumine et nous délivre des tristes ténèbres qui noient nos âmes !

En vérité, en vérité, Je vous le dis, si quelqu'un garde Ma parole, il ne verra jamais la mort.

Jn 8, 51

 

Jn VI, 16-20

 

 

Voici que, par pure bonté, Il vient nous rassembler pour nous unir dans les liens d'une véritable fraternité !

Voici Mon commandement : aimez-vous les uns les autres comme Je vous ai aimés. Il n'est pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis.

Jn 15, 12-13

 

Voici que par pure bonté, Il nous enseigne la Vérité de notre être, ce pour quoi nous existons, qui nous sommes et en quoi consiste le véritable bonheur, la joie parfaite !

Je ne suis né, Je ne suis venu dans le monde que pour rendre témoignage à la Vérité. Quiconque est de la vérité écoute Ma voix.

Jn 18, 37

 

Comment ne pas voir dans les Evangiles, à travers la vie, l'enseignement et la Passion de Jésus le véritable " mode d'emploi " d'une authentique humanité ?

   

Oh homme ! Pourquoi es-tu si triste ? Pourquoi tant de larmes ? Pourquoi tant de cris ? Vois ! Un enfant nous est né, un Sauveur est apparu ! Voici qu’Il frappe à la porte de ton cœur... Ouvre les persiennes de ton cœur, chasse toute crainte, tout amour propre, tout orgueil, tout entêtement, soit humble et fais confiance ! Dieu ne nous a pas abandonnés ! Dieu est Amour. Et Il t'appelle...!

 

 Si tu savais le don de Dieu...

Jn 4, 10

 

Rendons donc grâce à Dieu qui, par son Fils Jésus Christ, nous à libérés de l’esclavage du péché, du mensonge, des ténèbres, et de la mort et qui nous enseigne par Son exemple, Ses enseignements et l’effusion de l’Esprit-Saint dans nos cœurs, comment parvenir à être des hommes accomplis (des saints) et, grâce ineffable, à être unis à la Divine et Sainte Trinité, le Bien Lui-même, pour la vie éternelle. 

 

 

 

 

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